Sélectionner une page
Pour sa 7e édition, Bastia Ville Digitale se met au vert à Lupinu

Pour sa 7e édition, Bastia Ville Digitale se met au vert à Lupinu

Pour sa 7e édition, Bastia Ville Digitale se met au vert à Lupinu  

Le 16 octobre prochain s’ouvre la 7e édition du rendez-vous incontournable du numérique en Corse. Si Bastia Ville Digitale réuni l’ensemble des entrepreneurs et acteurs du numérique corse et méditerranéen, l’événement poursuit cette année sa démarche sociale et écologique.

A Lupinu à bicyclette

velo-electrique-corse-appebike-bastia-ville-digitale

Comme chaque année, un travail de médiation spécifique est effectué en faveur des publics des quartiers prioritaires, dans un soucis permanent de simplifier l’accès à tous et réduire la fracture numérique sur le territoire. Pour cette 7ème édition, l’association Emaho et la Corsican Tech, organisatrices de l’événement, ont fait le choix de franchir une étape supplémentaire dans leur démarche, en installant directement le coeur de la manifestation dans l’un des quartiers prioritaires de la ville, Lupinu, au Centre Culturel Alb’Oru. Et quel meilleur moyen pour relier Lupinu au centre-ville de Bastia que le vélo… électrique !? En partenariat avec la startup APPebike, Bastia Ville Digitale met cette année ses intervenants au vert, en leur permettant de se déplacer à vélo électrique tout au long de la semaine.

Le programme de Bastia Ville Digitale 2017

Toute la semaine, les startups montantes de Corse et d’ailleurs donneront rendez-vous au grand public pour partager leur expérience de la création d’entreprise dans le secteur du numérique. Parmi les personnalités du secteur, vous pourrez rencontrer :

Marc Simeoni, CEO de Volpy, l’appli qui rachète votre téléphone

marc-simeoni-volpy-andemu

Sébastien Rognoni, CEO d’APPebike, le 1er réseau de tourisme et loisirs à vélo électrique

Sébastien Rognoni CEO de la startup APPebike

Didier Rappaport, co-fondateur de DailyMotion, l’une des plus grandes plateformes internationale d’hébergement de vidéo 

didier-rappaport-dailymotion-happn-bastia-ville-digitale-blog-andemu

Catherine Barba, Fondatrice de Pep’s Lab, un laboratoire sur l’innovation basé à New York

03c - Catherine Barba - Fondatrice Peps Lab - New York

Valérie Orsoni, CEO The Bootcamp

01 - Valérie Orsoni - Fondatrice & CEO The Bootcamp

Maxime Poli, CEO de Wateroom, la 1ère plateforme collaborative de salle de bain

maxime-poli-wateroom

Adrien Aumont, CEO de Kiss Kiss Bank Bank, la 1ère plateforme de crowdfunding en France

adrien-aumont-kiss-kiss-bank-bank-

Eric Leandri, CEO de Qwant, le moteur de recherche corse

eric-leandri

Serena Battestini, CEO de Le Bon Produit au Bon Endroit, l’appli qui regroupe les producteurs bio et responsable près de chez vous

serena-battestini-lbpe

Leo Kinany-Martelli, CEO de Bowkr, l’appli de booking de talents

leo-martelli-bowkr

D’autres conférences viendront ensuite en complément afin d’informer le public sur l’enjeu incontournable qu’est le financement dans la création d’une startup. Les conférences sont accessibles à tous, pour vous y rendre, il suffit de suivre le lien, puis de choisir les conférences auxquelles vous souhaitez participer et cliquer sur le bouton s’inscrire.

Enfin tout au long de la semaine, l’événement assurera encore une fois son rôle de transmission auprès des plus jeunes avec des initiations au codage, à la robotique ou encore au mapping 3D, là encore il est indispensable de s’inscrire sur le site internet Bastia Ville Digitale !

Interview avec Sébastien Simoni – Fondateur de Campus Plex et Président de Femu Quì

Interview avec Sébastien Simoni – Fondateur de Campus Plex et Président de Femu Quì

Interview avec Sébastien Simoni – Fondateur de Campus Plex et Président de Femu Quì

A l’origine de l’un des premiers espaces de coworking en France qui héberge aujourd’hui l’un des 5 meilleurs App-Builders du monde à Ajaccio, Sébastien Simoni a également pris, il y a peu, la présidence de Femu Quì, un fonds d’investissement qui vient en aide aux startups corses. Le fondateur de Campus Plex était présent à Bastia Ville Digitale pour expliquer comment les startups peuvent se développer en Corse aujourd’hui. Interview en vidéo.

Comment est né Campus Plex ?

J’ai créé en 2001 une start-up dans le domaine de la gestion de contenu. A l’époque on était un peu seul au monde dans ce domaine sur Ajaccio. On s’était dit que quand on sortirait la tête de l’eau, on essaierait de créer un univers plus favorable pour les start-ups.  C’est ce qu’on a fait en 2009, où on a créé l’un des tous premiers espaces de co-working en France pour accueillir d’autres startups. On avait été assez inspiré par quelque chose qu’on avait vu au Japon en 2006 qui était une organisation de sociétés, des sociétés soeurs, qui n’avaient pas de liens capitalistiques, mais qui s’entraidaient pour augmenter leur business.

Quelles sont les missions de Femu Quì ?

Femu Quì est un fonds d’investissement régional qui a été créé par 2500 actionnaires. C’est un fonds un peu atypique et alternatif, dans le sens où c’est du crowdfunding avant l’heure. J’ai accepté depuis quelques mois la présidence de ce fonds, parce qu’on s’est dit qu’après Campus Plex ce qu’on pourrait faire pour créer un effet de levier sur l’écosystème des start-ups corses, c’était de disposer de capital pour aider des startups à grossir. Donc je dirais que c’est un fonds d’investissement généraliste mais avec un board de personnes qui connaissent bien le domaine des startups et du numérique.

Interview avec Adrien Aumont – Co-fondateur de KissKissBankBank

Interview avec Adrien Aumont – Co-fondateur de KissKissBankBank

Interview avec Adrien Aumont – Co-fondateur de KissKissBankBank

Même quand on est persuadé d’avoir l’idée du siècle, il n’est pas toujours évident de trouver le bon levier pour la financer. Heureusement le crowdfunding est arrivé. Et qui de mieux pour en parler que le co-fondateur de la première plateforme de crowdfunding en Europe ? Cette semaine, Adrien Aumont a donné une conférence à Bastia Ville Digitale durant laquelle il a expliqué comment il voit l’utilisation du crowdfunding et ce que cette nouvelle méthode de financement peut apporter à la Corse.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis co-fondateur de KissKissBankBank, de Hello Merci et de Lendopolice qui sont 3 plateformes de crowdfunding (financement participatif). Kiss Kiss Bank Bank fait du don en échange de contrepartie et s’adresse à tous les secteurs de la culture, de l’innovation et de la solidarité. Hello Merci fait du prêt à taux 0 entre particulier et touche beaucoup d’artisans, d’agriculteurs et de commerçants.

Lendopolice c’est le financement des PME et TPE, on propose aux français de diversifier leur épargne en prêtant directement à l’économie réelle c’est à dire à nos entreprises françaises.

Nous sommes leaders français du crowdfunding si on prend le volume de nos 3 plateformes puisqu’on en est à presque 65 millions d’euros collectés. Et je suis aujourd’hui à Bastia pour parler de crowdfunding.

La création de KissKissBankBank ?

On a crée kissKissBankBank avec Ondeline et Vincent. Ondeline est ma soeur, Vincent le mari d’Ondeline. Donc c’est une startup familiale, on a connu des PME familiales, maintenant on a aussi des startups familiales. On a commencé cette aventure parce qu’Ondeline travaillait dans la musique depuis 10 ans, et au moment où le peer to peer a permis aux gens de partager leur musique et le contenu de leur disque durs les uns avec les autres à travers le monde. Tout d’un coup le secteur de la musique a vécu une chute de volume d’affaires assez conséquente. A ce moment là, Ondeline a découvert une étude qui montrait que le chiffre d’affaires de la musique tombait en flèche et que paradoxalement les gens n’avaient jamais autant écouté de musique de leur vie. C’était la fin de Myspace, le début de Facebook. Et Ondeline s’est dit si les gens sont capables de partager la passion de la musique sur Myspace et de partager des choses extrêmement intime comme les photos de leurs enfants sur Facebook, peut-être qu’ils sont aussi capable de partager de l’argent pour réaliser des projets, et pour faire que des projets musicaux puissent continuer de voir le jour, donc tout a commencé dans la musique, puis on a ouvert à tous les secteurs créatifs, innovants, solidaires, et ensuite à tous les secteurs économiques de notre pays et d’autres pays en Europe.

Adrien Aumont, fondateur de Kiss Kiss Bank Bank à Bastia

Adrien Aumont, fondateur de Kiss Kiss Bank Bank à Bastia

Comment rebondir après un échec ?

Je vais très lâchement reprendre une citation de Samuel Beckett, et elle sera inexacte parce que ma mémoire est bancale, si je me souviens bien il disait qu’”il faut rater, rater encore, rater encore et si possible rater de mieux en mieux”. Et je crois que c’est exactement ça, je pense que je passe ma vie à rater des choses, et que je me perfectionne et que je rate de mieux en mieux, au fil du temps et je pense que c’est la force de tous les entrepreneurs de continuer à rater en étant encore plus performant.

Le crowdfunding, un levier pour la Corse ?

Dans le crowdfunding, notre métier c’est de mettre des cables entre les citoyens, entre tous les corses, entre tous les français, entre tous les gens dans le monde entier, pour qu’on soit autonome dans nos financements. C’est de la finance peer to peer, je parlais de peer to peer en parlant de musique tout à l’heure, mais là c’est finalement une innovation parce qu’elle nous rend autonome. parce que ça nous permet de réaliser nos projets sans demander l’aval de quelqu’un. Donc on parle des corses comme étant des gens fier, les corses ont aussi une grande volonté d’autonomie, et je pense que la plus grande des autonomies aujourd’hui c’est le financement peer to peer, c’est de pouvoir être main dans la main, entre français, entre corses, dans un village, dans une région, avec des gens qui partagent la même passion que nous. Et aujourd’hui les réseaux sociaux et Internet permettent d’être connecté avec des gens à travers le monde qu’on ne connaissait pas forcément mais qui regardent dans la même direction que nous. Et donc aujourd’hui ce qu’on propose c’est de financer ces projets avec les gens qui nous entourent au quotidien mais aussi avec les gens qui partagent la même passion que nous qui sont à l’autre bout de la planète et qui peuvent nous permettre d’être autonome dans la réalisation de nos projets et dans la réalisation que l’on peut faire de soi-même.

Interview avec Manuel de Lara – Président Ocean Living Lab

Interview avec Manuel de Lara – Président Ocean Living Lab

Interview avec Manuel de Lara – Président Ocean Living Lab

Cette année, le Pays Basque est l’invité d’honneur de Bastia Ville Digitale. Parmi cette délégation venu d’Euskadi, Manuel de Lara, président de la Ocean Tech nous explique comment le Pays Basque est parvenu à tisser un écosystème numérique entre 2 pays, et les similitudes qui existent à ses yeux entre la Corse et le Pays Basque.

Pouvez-vous nous parler de l’écosystème Basque ?

“Le pays basque est un territoire de passion, de culture avec une langue, une histoire, un patrimoine riche, c’est un territoire qui est à cheval sur deux pays. L’Europe a fait tomber les frontières, pour autant il faut recoudre les territoires. Et rien de mieux pour les recoudre que de faire coopérer les entreprises. Et l’Ocean Tech, c’est l’écosystème qui va de San Sebastian au Pays Basque espagnol à Hossegor dans les Landes, c’est un écosystème à cheval sur 2 pays, 2 départements, 6 intercommunalités entre l’Espagne et la France. et donc un écosystème qui regarde le monde pour le conquérir et emmener les startups à s’installer au Pays Basque.”

C’est quoi l’Ocean Tech ?

“C’est aujourd’hui l’écosystème thématique labellisé par la French Tech depuis le 25 juillet 2016 dans la thématique du sport. La sporthèque; c’est aujourd’hui un marché qui représente 280 milliards d’euros en Europe. Et nous avons la chance sur le Pays Basque autour de cette façade atlantique d’avoir accueilli il y a une trentaine d’années toutes les industries du surf, des entreprises américaines, australiennes. Elles ont trouvé là des conditions exceptionnelles : des vagues, un environnement protégé et surtout un terrain de jeu privilégié pour devenir des entrepreneurs qui sont partis à la conquête du monde, puisque ce sont des marques mondialement connues aujourd’hui.”

La Ocean Tech invité d'honneur à Bastia Ville Digitale

Corse / Pays Basque : Quelles similitudes ?

“La Corse et le Pays Basque ont des similitudes en dehors de la langue, de la culture et du patrimoine. C’est pour la Corse d’être une île avec une montagne qui se jette dans la mer, et pour le Pays Basque, qui est une forme d’insularité aussi à sa manière, une montagne qui se jette dans l’océan. Et rien qu’en prenant cette image, Corse et Pays Basque sont des terrains de jeu qui peuvent accueillir tous les sports de nature, que ce soit les actions sports et les outdoors sports. Qu’on fasse du VTT, de la marche à pied, du trail, du parapente, on a des terrains de jeux exceptionnels, et ces terrains de jeux peuvent accueillir des pratiquants que l’on peut insérer dans un milieu naturel sans le détruire, parce que la force de la Corse et du Pays Basque c’est d’avoir un environnement exceptionnel. Pour autant on peut faire de l’innovation et attirer les grands entrepreneurs de demain.”

Interview avec Pierre Savelli – Maire de Bastia

Interview avec Pierre Savelli – Maire de Bastia

Interview avec Pierre Savelli – Maire de Bastia

Les Maires font parti des premiers acteurs concernés par la transformation digitale des territoires. Quelques jours avant l’ouverture de Bastia Ville Digitale, la ville a obtenu l’accès à la fibre, l’occasion pour le Maire Pierre Savelli de nous dévoiler toute l’importance que représente le numérique dans le développement de Bastia et de la Corse.

Que représente Bastia Ville Digitale pour vous ?

BVD prend de plus en plus d’ampleur chaque année. Pour nous cet événement représente l’espoir de construire un développement économique autour du digital, c’est notre principale préoccupation. On sait ce que représente le numérique en terme de développement économique, pour les jeunes, pour la création d’entreprise, donc pour nous c’est un événement majeur. Qui nous permet en plus de nous ouvrir sur le monde extérieur, en recevant cette semaine nos amis Basques, on va s’ouvrir sur d’autres pays, donc c’est une manifestation qui rentre complètement dans le projet que nous avons pour Bastia et pour la Corse.

La ville de Bastia en marche vers le numérique ?

En 2017, on aura déjà équipé toutes nos écoles de tableaux numériques. On va bientôt réceptionner la fibre sur Bastia, toutes les habitations pourront se connecter sur la fibre.Donc le numérique va changer la ville, le numérique va changer le monde, il a déjà commencé à le faire, il n’y a pas de raison que Bastia et la Corse échappe à ce changement.