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Les nouvelles technologies en fête à la 1ère Fab Fiera

Les nouvelles technologies en fête à la 1ère Fab Fiera

Les nouvelles technologies en fête à la 1ère Fab Fiera

Entre robotique, impimante 3D, et découpe laser, le Fab Lab de Corti est devenu en 1 an seulement le lieu de rencontre et d’échange dédié à la création et au numérique en Centre-Corse. Samedi 1er Juillet, son équipe vous invite à découvrir cette réalité nouvelle à l’occasion de la 1ère Fab Fiera . Présentation avec  Francesca Maroselli & Vanina Bernard-Leoni.

Depuis quand les fab labs sont ouverts en Corse ? 

Le phénomène Fab Lab est apparu aux USA au début des années 2000, il s’est peu à peu propagé dans le monde, et en Corse c’est au tournant de 2015 que les réfléxions se sont démultipliés et que les projets sont nés : le Fab Lab Ajaccio a été inauguré en juin 2015, celui de Corte en février 2016.

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Qui peut y faire quoi ?

Les Fab Lab sont avant tout des ateliers, où l’on peut fabriquer toute sorte de choses. La particularité de ces ateliers c’est qu’ils sont notamment équipés en machines à commande numérique, telles que les imprimantes 3D, les fraiseuses numériques ou les découpe laser… autant de machines extrêmement précises et performantes désormais accessibles à tous ! C’est ça l’autre particularité des Fab Lab : ce sont des lieux de démocratisation de l’innovation. En quelques toutes petites heures de formation, vous pouvez devenir un véritable maker ! On apprend en expérimentant et en s’entraidant, dans une ambiance très collaborative.

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Quel genre d’objet peut-on concevoir dans un fab lab ?

Grâce à la diversité des machines et à l’ingéniosité des makers, on peut fabriquer à peu près tout dans un Fab Lab : prothèse, meuble, objet connecté… Par contre, il faut se dire que ces ateliers ne sont pas des usines. On y réalise plutôt des prototypes, ou des objets en petite série, voire carrément des pièces uniques. On peut notamment personnaliser tous nos objets du quotidien. Les Fab Lab nous permettent de sortir des standards !

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Quel est le rôle d’un fab lab sur une île comme la Corse ?

Dans un territoire comme la Corse, les Fab Labs peuvent jouer un rôle particulièrement important parce qu’ils nous permettent de renforcer l’économie productive et créative dans le secteur secondaire. Grâce aux machines, aux équipes d’accompagnement et aux premières communautés de makers, on s’oriente vers un véritable Riacquistu Tecnicu ! On reprend conscience qu’on est capable de fabriquer ici, à partir de nos matériaux locaux, de nos savoir-faire traditionnels et de nos aspirations contemporaines. La Corse est moins que jamais condamnée à la consommation passive, et les Corses peuvent (re)devenir des producteurs et plus généralement des acteurs forts de leur économie créative, artisanale voire industrielle.

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Pouvez-vous nous présenter l’événement Fab Fiera que vous organisez ce week-end ?

Fab Fiera est une manifestation organisée pour que le grand public découvre le potentiel des technologies créatives, dans l’esprit des Maker Faire qui existent partout dans le monde. Notre premier objectif c’est de montrer un nouveau visage de la Corse où la fabrication numérique et la robotique peuvent faciliter nos projets et libérer notre créativité. Le second objectif, c’est de réunir la communauté des makers qui en Corse est déjà assez étoffée mais est assez dispersée géographqiuement. Ça nous paraît important d’organiser ces rencontres, souvent antichambres de collaboration !

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Que pourra-t-on y faire ?

Concrètement, au cours de cette journée, nous proposerons une quarantaine d’ateliers, démonstrations ou expositions. On a essayé de penser à tous les publics, de tous les âges et à tous les goûts : vous pourrez vous essayer à la réalité virtuelle, à l’archéologie 3.0, à la fabrication de hand spinners, de couteaux ou de bougies DIY, personnaliser de tote bags, contribuer à une œuvre d’art, créer des personnages de jeux vidéos, assembler votre propre console de jeu etc etc… Et puis nous présenterons plusieurs expositions de travaux d’artistes, designers ou ingénieurs passés par le Fab Lab… Bref, on devrait passer de beaux moments !

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En savoir plus : 

AOP Patrimoniu : Un grand millésime pour de grandes ambitions

AOP Patrimoniu : Un grand millésime pour de grandes ambitions

AOP Patrimoniu : Un grand millésime pour de grandes ambitions

Lundi dernier, les vignerons de l’AOP Patrimoniu ont présenté, lors d’une journée placée sous le signe de l’échange et de la bonne humeur, le millésime 2016. Ce rendez-vous convivial était bien-sûr l’occasion de se retrouver et découvrir les produits de chacun mais aussi de présenter les projets à venir et les nouvelles ambitions de l’appellation. Interview avec Mathieu Marfisi du Clos Marfisi, Président de l’AOP Patrimoniu.   

Interview avec Mathieu Marfisi, Président de l'AOP Patrimonio

Comment se présente le millésime 2016 ?

Très joli millésime, avec à la fois une belle maturité et de belles acidité. Ce qui donne des vins frais et fruités et des tanins particulièrement fondus sur les rouges.

Dégustation de vin corse pour la présentation du millésime 2016 de l'AOP Patrimonio

Que peut apporter la labellisation “Grand Site de France” à l’AOP Patrimoniu ?


La labellisation devrait apporter une augmentation de la fréquentation du territoire, avec notamment une part importante d’agrotouristes. Ce qui sera un plus pour tous les agriculteurs et artisans du site.
De plus le label pousse les collectivités locales à réaliser des investissements qui vont dans le sens du développement de la viticulture et du développement durable.

Les projets à venir de l’appellation Patrimoniu ?

Nous comptons étoffer les manifestations déjà existantes (st Martin, présentation du millésime, journée découverte des vins bio, Trail…) et en créer de nouvelles notamment avec la ville de Bastia.
En projet il y a également la mise en place d’une charte qui encadrera la production d’un Patrimonio rouge élevé plus longtemps et répondant aux critères de l’agriculture biologique. Enfin nous souhaitons augmenter la part des vignerons en bio, en visant le 100% d’ici 5 ans.

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Interview avec Maïlys Ray du blog Very Wine Trip

Interview avec Maïlys Ray du blog Very Wine Trip

Interview avec Maïlys Ray du blog Very Wine Trip

Depuis Toulouse, Maïlys est à la tête d’un blog fondé il y a maintenant 4 ans et qui a su se faire une place de choix dans le monde du vin francophone. Aux côtés des vignerons du Rhône et du Sud Ouest, Very Wine Trip met régulièrement les vignerons Corses au premier plan.  Aujourd’hui Maïlys nous dévoile le regard qu’elle porte sur la filière viticole corse et son potentiel pour l’avenir.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Maïlys Ray, j’ai 35 ans, je suis d’origine lyonnaise et je vis à Toulouse depuis 6 ans maintenant.

Après avoir obtenu mon diplôme de l’ESSEC, j’ai travaillé pendant plus de 7 ans dans le marketing agroalimentaire avant de tomber dans l’univers du vin par passion.

Une passion qui s’est d’abord traduite par la création de Very Wine Trip, mon blog, qui fêtera ses 4 ans d’existence début 2017. Puis le vin s’est invité aussi dans ma vie professionnelle puisque je travaille depuis presque 3 ans en tant que consultante freelance en communication numérique dans le monde du vin. Le vin est donc très présent dans mon quotidien, mais j’aime aussi beaucoup la cuisine et la photo.

D’où vient ton amour pour le vin ?

Comme je le disais dans le premier article de Very Wine Trip, mon histoire avec le vin a été un peu compliquée. Si j’ai toujours aimé la bonne chère, j’ai longtemps grimacé à la simple évocation d’un verre de rouge ou de blanc et il a fallu attendre une vingtaine d’années, un passage de 5 ans à Avignon et la rencontre de mon cher et tendre pour que je commence à m’intéresser un peu au vin.

Une fois passée mes premières appréhensions, j’ai non seulement appris à mieux connaître le vin, mais j’ai aussi découvert un univers qui m’a tout simplement passionnée et que j’ai eu envie d’explorer davantage en allant à la rencontre des hommes et femmes du vin. Et depuis, cette passion ne m’a jamais quittée.

Interview avec Maïlys Ray du blog Very Wine Trip

Et pour le vin corse ?

Mon compagnon est Corse, donc j’ai la chance de venir régulièrement sur l’île depuis plus de 9 ans maintenant. En goûtant quelques vins blancs lors de mes premiers séjours en Corse, j’ai été séduite par leur caractère et cela m’a donné envie de m’intéresser aux spécificités des vins corses. Mes rencontres avec plusieurs vignerons, lors de mes séjours sur l’île ou lors de salons professionnels, ont fait le reste en me permettant d’approfondir mes connaissances de la production insulaire. Tout cela a fini par me convaincre que ces vins gagnaient vraiment à être connus.

Et comme je trouvais qu’on ne parlait pas suffisamment des vins corses sur le continent, j’ai eu envie de jouer un peu les ambassadrices à ma façon sur mon blog et sur les réseaux sociaux de façon générale. J’adorerais d’ailleurs avoir plus de temps pour pouvoir me déplacer plus souvent en Corse à la rencontre de vignerons insulaires et pour pouvoir écrire encore davantage sur ces vins, sur Very Wine Trip, mais aussi pourquoi pas ailleurs.

Les vins de Corse régulièrement mis en avant sur le blog Very Wine Trip

La Corse régulièrement mise en avant sur le blog Very Wine Trip

Tu es sur Toulouse, On y trouve facilement du vin de Corse ?

Non, malheureusement, trouver du vin corse à Toulouse reste encore un peu compliqué. Les vins corses sont globalement assez peu implantés dans la Ville Rose, mais en creusant un peu et en faisant le tour de plusieurs cavistes, il est tout de même possible de trouver les vins de plusieurs domaines insulaires (le Domaine Arena, le Clos Nicrosi, le Domaine Abbatucci et le Domaine U Stiliccionu par exemple). Faire une liste des lieux où trouver des vins corses à Toulouse fait d’ailleurs partie des articles que j’ai en projet !

Ton avis sur la production insulaire ces dernières années ?

Quand j’ai commencé à m’y intéresser il y a environ 6 ans, je trouvais déjà la production insulaire plutôt qualitative, avec quelques domaines qui valaient vraiment le détour. Mais depuis 2-3 ans, j’ai l’impression qu’il y a encore plus de dynamisme et une vraie volonté de l’ensemble des vignerons corses de produire des vins de qualité, en tirant profit de leur terroir exceptionnel et de leurs cépages autochtones. Sans compter tout le travail fait autour de méthodes de production plus respectueuses de l’environnement. Je suis assez épatée quand je vois par exemple le nombre de vignerons qui travaillent aujourd’hui en bio, ou sont en voie de conversion, sur l’appellation Patrimonio. D’ailleurs, Patrimonio est pour moi un très bel exemple de cette dynamique qualitative du vignoble corse depuis quelques années. C’est une appellation qui bouge et ne se repose pas sur ses lauriers, et ceci est en partie le fait de jeunes vigneronnes et vignerons talentueux qui ont repris les domaines familiaux et n’hésitent pas à s’essayer à de nouvelles choses et à communiquer sur leur travail.

Penses-tu que le vin corse peut se développer à l’international ?

Oui, tout à fait. Le vin corse a la chance d’avoir une vraie typicité et des cépages qu’on ne retrouve pas ailleurs, ce qui lui donne un avantage de taille à l’international. Sans compter que le vin corse bénéficie aussi à l’étranger de l’image très positive associée à la Corse. Les vignerons corses ont toutes les cartes en main pour tirer leur épingle du jeu, à condition je pense de travailler ensemble. Ils me semblent d’ailleurs qu’ils rencontrent déjà beaucoup de succès aux Etats Unis.

Si on te demande un accord mets/vin, spontanément, tu penses à quoi ?

Les vins blancs corses font des merveilles avec les produits de la mer, notamment avec les crustacés, et j’avoue que ça reste un de mes accords mets et vins favoris. Je trouve que les rouges se marient très bien aux viandes fortes en goût et aux plats mijotés (pour rester « nustrale », je suis assez fan de l’accord civet de sanglier et rouge de Patrimonio un peu évolué).

J’aime aussi beaucoup les accords mets et vins possibles avec les vins doux de l’île. En version salée avec des fromages bleus par exemple. Et en version sucrée, je pencherais pour un cheesecake brocciu/canistrelli/clémentines corses avec un Muscat du Cap Corse ou pour un fondant chocolat/marron avec un Rappu.

Plutôt rouge, blanc ou rosé ?

Ah, question piège, car en règle générale j’aime les 3 couleurs, et c’est plus le moment ou le plat qui va me faire pencher pour une couleur plutôt qu’une autre. Mais si on parle de vins corses uniquement, je suis un petit peu moins fan des vins rosés, ou du moins, je n’aime que ceux qui sont structurés et vineux car les rosés très clairs ne sont pas trop mon truc.

Sinon, j’aime beaucoup les vins rouges corses, avec une légère préférence pour ceux à base de sciaccarellu, mais ce sont les vins blancs qui restent mon coup de cœur absolu. A mes yeux, les vins blancs corses ont une personnalité à part, qu’ils soient à base de vermentinu ou de biancu gentile, et ils figurent vraiment parmi les plus grands vins blancs de la Méditerranée. Et je regrette d’ailleurs qu’on ne mette pas plus en avant la capacité de ces vins à vieillir. Car pour moi les vieux vins blancs corses se révèlent souvent délicieux et incroyablement complexes.

Ton dernier coup de cœur ?

Cela remonte un peu maintenant, mais l’un de mes derniers gros coups de cœur en Corse a été pour les cuvées Granit, en blanc comme en rouge, du Domaine Vaccelli. J’ai été littéralement bluffée par la très grande finesse de ces vins. Et du côté des rosés, j’ai été séduite par la cuvée A maredda du Domaine Sant’Armettu. Un rosé comme je les aime avec de la matière et de la complexité et qui se révèle parfait à table pour accompagner des plats un peu élaborés.

Comment vois-tu l’avenir des vins de Corse ?

Je suis certaine que les vins corses nous réservent encore de belles surprises et que leur avenir s’annonce radieux. Pour cela, le CIVC et les vignerons doivent poursuivre leurs efforts en matière de communication afin de gagner encore en notoriété en France et à l’étranger, et de faire en sorte que la production s’exporte encore plus en dehors de l’île. Je pense aussi qu’il serait intéressant de montrer davantage le potentiel de garde des vins corses, en rouge comme en blanc. Cela permettrait peut-être de justifier aux yeux de certains le tarif parfois élevé de ces vins, notamment sur le continent.  

Aller plus loin 

Blog Very Wine Trip

Interview avec Thomas Doridam, Fondateur du site Football France

Interview avec Thomas Doridam, Fondateur du site Football France

Interview avec Thomas Doridam, Fondateur du site Football France

Le Figaro, The Sun, As ou encore The Bild en Allemagne, ces grands médias Européens ne constituent qu’un petit aperçu du tableau de chasse de Thomas Doridam.  En 2013, ce trentenaire originaire du Cortenais lance avec son ami Martin Tran le site Football France dont le concept est de parodier l’actu footballistique. Entre son amour pour le ballon rond et son don inné pour la macagna, son site enregistre aujourd’hui plus d’1 million de visiteurs uniques chaque mois. 3 ans et 300 buzz plus tard, il enchaîne les collaborations d’envergure. Retour avec lui sur son parcours exceptionnel.

Interview avec Thomas Doridam, Fondateur du site Football France

Interview avec Thomas Doridam, Fondateur du site Football France

Septembre 2013 : Deux jeunes diplômés d’école de commerce décident de réaliser leur rêve

C’est en école de commerce que les grands esprits se rencontrent et que l’idée prend progressivement forme “Un jour on était au téléphone et  on s’est dit allez il faut qu’on le fasse”. C’est ainsi que Martin et Thomas lancent Football France en septembre 2013. Il ne leur faudra que quelques semaines pour se faire une notoriété au niveau national.

Décembre 2013 : Les premiers séismes

Pour les médias français, la terre commence à trembler au milieu de l’automne 2013. “On fait le premier gros buzz en Novembre en annonçant que Cyril Hanouna et D8 sont candidats à l’appel d’offre pour diffuser les matchs de l’équipe de France avec Bertrand Chameroy et Camille Combal aux commentaires. Un mois après, on réalise carrément un buzz national grâce à la boulette de Franck Ribéry, qui confond Nelson Mandela et Uncle Ben’s !

Franck Ribery confond Mandela et Uncle Bens : Interview avec Thomas Doridam de Football France sur Andemu

3 ans après, Google porte encore les cicatrices des révélations de Franck Ribery

Tes plus beaux buzz depuis 2013 ?

“Il y en a eu pas mal, mais s’il faut choisir, je dirais d’abord l’entretien avec Franck Ribéry : « Je suis devenu musulman mais ça me manque de ne plus manger de poulet »

Ensuite il y aurait l’article qui relate la défaite de l’équipe de France face aux réservistes avec 6 buts d’Hatem Ben Arfa.

Dans un autre regitre il y aurait le jouer de Lens qui confond sa soeur avec sa mère et qui couche avec, puis les enfants malades qui rendent visite aux joueurs de l’OM pour leur redonner le sourire. »

The Telegraph piégé par le faux entretien d'Emanuel Adebayor publié par Football France

The Telegraph piégé par le faux entretien d’Emmanuel Adebayor publié par Football France

Plus récemment, c’est l’Europe entière qui a tremblé avec son troisième buzz préféré : L’entretien d’Emmanuel Adebayor avec Bruno Genesio à Lyon , durant lequel le joueur togolais serait arrivé la clope au bec, ajoutant du whisky dans son café, et exigeant un hélicoptère de fonction et une villa avec piscine en Corse si Jean-Michel Aulas voulait le voir jouer un jour jouer sous ses couleurs”. Repris en Angleterre par The Sun et The Telegraph, en Allemagne par The Bild ou encore en Espagne par El Mundo Deportivo et As, le faux entretien propulse Football France sur le devant de la scène Européenne. Mais quand on lui demande la macagna hors catégorie, c’est dans un bar Cortenais que Thomas nous emmène…

Février 2014 : La macagna hors catégorie  

“On avait révélé que le SC Bastia avait recruté Krakor Krasic au lieu de Milos Krasic, son frère jumeau ! L’article avait fait scandale en Corse, beaucoup s’étaient laissé prendre au jeu. Quelques jours après la publication, je me souviens avoir passé une soirée sur Corte. J’étais dans un bar sur le cours, et là, j’entends partir une conversation de comptoir “Tu as vu pour Krasic, ils se sont trompé le Sporting, c’est son frère qui joue, pas lui !”. Je décide alors de m’imiscer dans la conversation pour révéler que tout cela est faux, que c’est une pure invention de notre site. Sauf que quand j’ai expliqué ça avec mon verre à la main, le type est parti à rire, refusant de croire que c’était moi…”

Aujourd’hui votre rédaction est-elle plus importante que celle de France Football ?

“Non, nous avons décidé de rester comme au premier jour, Martin et moi, nous sommes les deux rédacteurs, c’est notre Bébé ;)”

Et en dehors de Football France ?

Thomas macagne aussi les people sur Closest avec Virginie Estrem-Monjouste . Depuis le succès de Football France, de nombreuses personnalités ont été séduites par la fibre macagnò de Thomas et ont ainsi cherché à s’attacher ses services. Il a écrit pour des humoristes de renommée nationale comme Jean-Luc Lemoine ou Younes et Bambi du Jamel Comedy Club mais aussi pour des plateformes plus sérieuses comme TF1. Aujourd’hui, il prépare son premier One Man Show avec Sylvain Nigaglioni

Thomas Doridam est aussi auteur pour des humoristes comme Jean-Luc Lemoine - blog Andemu

Andemu ne peut donc que vous recommander de suivre cet auteur incontournable 😉

Interview avec Urelianu & Giorgio du site italo-corse Corsica Oggi

Interview avec Urelianu & Giorgio du site italo-corse Corsica Oggi

Interview avec Urelianu & Giorgio du site italo-corse Corsica Oggi

Moins de 90 Kilomètres séparent la Corse de l’Italie. Même si l’île a été durant des siècles sous domination italienne avec le Toscan comme langue officielle, une faible mémoire existe aujourd’hui de cette partie de l’histoire durant laquelle les liens de la Corse avec la péninsule italienne étaient très étroits. Pour remettre ces liens au goût du jour et pour mettre en lumière l’actualité de l’île en Italie, Urelianu et Giorgio ont crée un site qui traite de l’actualité corse en italien. Un an après sa création, Corsica Oggi revendique près de 30 000 visiteurs mensuels répartis entre Milan, Florence, Rome, tout le reste du territoire  italien et au-delà.

Corsica Oggi, le site d'information corse en italien

Pourquoi avoir créer un site traitant de l’actualité corse en Italien ?

Pendant des siècles la Corse et la péninsule italienne ont eu des liens étroits. La langue corse et la langue italienne ont bénéficié de cette proximité. L’italien a été pendant longtemps la langue officielle de l’île, utilisé dans les églises ou écrite par de nombreux Corses jusqu’au début du 20° siècle.

L’histoire a fait son œuvre et ces liens se sont dilués. Aujourd’hui il existe une faible mémoire de cette proximité passée. Créer un site d’actualités corses en italien, c’est disposer d’un outil pour faire connaitre le quotidien et les événements corses, faire connaître la langue corse (nous avons d’ailleurs commencé à publier quelques articles) et créer un espace où les Corses peuvent lire, écrire en langue italienne. Nous croyons d’ailleurs que ce contact avec l’italien peut contribuer à la préservation de la langue corse.   

Quels sont les sujets traités par Corsica Oggi ?

Tous les sujets ! Politique, sport, culture en passant par l’histoire et tout ce qui représente un lien avec l’histoire et la culture de l’Italie, et donc, naturellement les questions linguistiques.

Comment suivez vous l’actualité corse ?

Nous avons des articles qui sont repris de sites ou quotidiens en langue française et traduits en italien. D’autres articles, originaux, sont rédigés par nos collaborateurs qui sont Italiens et Corses. A ce sujet, depuis septembre 2015 nous collaborons avec le Prof. Fabien Landron de l’Université de Corse et ses étudiants, qui rédigent des contenus dans le cadre d’un atelier universitaire sur l’écriture en langue italienne. Ils réalisent notamment des entretiens avec des personnalités insulaires : artistes ou sportifs, ils racontent les événements qui font l’actualité de l’île sans oublier d’aborder des thèmes importants comme le dépeuplement de l’intérieur ou les questions de l’agriculture locale.

Ou se situe votre audience ? 

Notre public est composé de Corses (40% environ) et d’Italiens pour les autres. Parmi nos lecteurs, on trouve aussi des Corses qui vivent aux USA ou ailleurs dans le monde, et des Portugais ou Maghrébins vivant en Corse. La plupart des lecteurs Corses sont localisés à Bastia et Ajaccio mais nombreux sont ceux qui résident à Paris.

Une audience qui s'étend sur toute l'Italie et au-delà - Corsica Oggi

Une audience qui s’étend sur toute l’Italie et au-delà – Corsica Oggi

Plus spécifiquement en Italie, quelles sont les régions du pays qui suivent le plus l’actualité de Corsica Oggi ?

En ce qui concerne les Italiens, ils sont nombreux à nous lire depuis la Sardaigne et la Toscane mais aussi Rome et la Ligurie. De manière générale, la lecture des articles a une diffusion sur tout le territoire italien.

Comment la Corse est implantée en Italie ?

Il existe une petite communauté corse en Italie, composée d’une part de jeunes étudiants ayant choisi d’y poursuivre leurs études, renouant ainsi avec une habitude qui avait pratiquement disparu.

D’autre part, certains corses sont implantés de manière stable en Italie ; il y travaillent et y vivent. Ils sont moins nombreux mais leur présence est un signal important. Cette diaspora a en effet un rôle fondamental à jouer dans le renouveau et la consolidation des liens entre la Corse et l’Italie.

Est-il facile de trouver des produits corses en Italie ?

Les produits corses sont encore peu connus en Italie et nous croyons qu’il y a un véritable potentiel! Certaines démarches sont à souligner, c’est le cas de la marketplace Lulìshop (en français, corse, anglais, italien) qui promeut l’artisanat et la créativité corses et s’adresse donc aussi à un public italien. Créée par deux jeunes insulaires, l’une d’elle avait notamment vécu à Rome. Nous espérons que d’autres initiatives de ce type pourront voir le jour. D’autres produits ont en revanche réussi à s’affirmer, c’est le cas de la bière Pietra, de plus en plus connue et appréciée en Italie.       

Des événements sont-ils organisés pour promouvoir l’île en Italie ?

Il y a eu quelques événements mais rien de régulier. Voici un autre potentiel inexploré sachant que les contenus et les personnes pour mener une démarche de ce genre ne manquent pas !

L’île a elle une carte à jouer de ce côté là ?

Certainement ! Que ce soit pour ses produits ou son économie, non seulement celle traditionnelle liée à l’agriculture et à l’artisanat mais aussi celle innovante et créative en phase d’expansion, qui peut tout à fait trouver en Italie des débouchés concrets et intéressants. D’un point de vue linguistique, par exemple, la maison d’édition Albiana a participé aux dernières éditions du Pisa Book Festival et a pu constater que la langue corse est tout à fait compréhensible pour les locuteurs italiens (et vice-versa) et que l’Italie représente un marché pour la littérature corse. Le corse pourrait d’ailleurs être utilisé comme moyen de communication pour les touristes, peut être pas à une échelle de masse mais dans une certaine mesure.

Comment les Italiens perçoivent-ils la Corse ?

Malgré la proximité géographique, la connaissance est assez peu approfondie. La Corse est surtout envisagée sous l’angle touristique, avec ses plages et sa nature intacte. D’un point de vue culturel, la Corse est souvent pensée comme un territoire français. Ses spécificités culturelles et linguistiques ainsi que sa proximité avec l’Italie passent ainsi au second plan. Selon moi, il s’agit d’une occasion manquée, et de notre côté nous cherchons à réparer cette situation en créant des ponts, des relations et une meilleure connaissance réciproque.

Enfin quels sont les projets à venir pour Corsica Oggi ?

Notre premier objectif est de continuer notre travail, en l’améliorant, en augmentant le nombre de lecteurs, qui aujourd’hui sont – à un an de notre naissance – 27.000 par mois. Nous voulons augmenter le pourcentage de lecteurs corses et avoir toujours plus de collaborateurs dans l’île. Nous aimerions créer des collaborations avec des professeurs d’italien et de corse de l’université et des écoles insulaires. Depuis quelques semaines, nous avons commencé à publier des articles en corse et souhaitons développer ces contributions.

Nous aimerions également augmenter le nombre de contenus multimédia par exemple les interviews mixtes italien – corse.

En dehors du site, nous appuierons volontiers tous les projets qui auront pour objectif de renforcer les liens entre la Corse et l’Italie et entre nos deux langues.

En savoir plus

Site internet Corsica Oggi

Interview avec Sébastien Simoni – Fondateur de Campus Plex et Président de Femu Quì

Interview avec Sébastien Simoni – Fondateur de Campus Plex et Président de Femu Quì

Interview avec Sébastien Simoni – Fondateur de Campus Plex et Président de Femu Quì

A l’origine de l’un des premiers espaces de coworking en France qui héberge aujourd’hui l’un des 5 meilleurs App-Builders du monde à Ajaccio, Sébastien Simoni a également pris, il y a peu, la présidence de Femu Quì, un fonds d’investissement qui vient en aide aux startups corses. Le fondateur de Campus Plex était présent à Bastia Ville Digitale pour expliquer comment les startups peuvent se développer en Corse aujourd’hui. Interview en vidéo.

Comment est né Campus Plex ?

J’ai créé en 2001 une start-up dans le domaine de la gestion de contenu. A l’époque on était un peu seul au monde dans ce domaine sur Ajaccio. On s’était dit que quand on sortirait la tête de l’eau, on essaierait de créer un univers plus favorable pour les start-ups.  C’est ce qu’on a fait en 2009, où on a créé l’un des tous premiers espaces de co-working en France pour accueillir d’autres startups. On avait été assez inspiré par quelque chose qu’on avait vu au Japon en 2006 qui était une organisation de sociétés, des sociétés soeurs, qui n’avaient pas de liens capitalistiques, mais qui s’entraidaient pour augmenter leur business.

Quelles sont les missions de Femu Quì ?

Femu Quì est un fonds d’investissement régional qui a été créé par 2500 actionnaires. C’est un fonds un peu atypique et alternatif, dans le sens où c’est du crowdfunding avant l’heure. J’ai accepté depuis quelques mois la présidence de ce fonds, parce qu’on s’est dit qu’après Campus Plex ce qu’on pourrait faire pour créer un effet de levier sur l’écosystème des start-ups corses, c’était de disposer de capital pour aider des startups à grossir. Donc je dirais que c’est un fonds d’investissement généraliste mais avec un board de personnes qui connaissent bien le domaine des startups et du numérique.